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Balnéothérapie

Balnéothérapie, un peu d’histoire

balnéothérapie

© Les Bains de la Gruyère

D’un point de vue étymologique, la balnéothérapie est le fait de plonger le corps ou une partie du corps dans un bain, et ce, à des fins thérapeutiques. L’appellation s’est depuis étendue à une vaste gamme de pratiques thermales…
  1. Aux premières heures de la balnéothérapie
  2. Le renouveau des soins par l’eau
  3. Une nouvelle ère pour la balnéothérapie ?

Définition

La balnéothérapie représente donc l’ensemble des traitements et des soins du corps par l’eau, ou la vapeur d’eau. Certaines eaux réputées pour leurs vertus ont ainsi contribué au développement de villes entières situées à proximité de leur source. Les toponymes « bagno » et « baden » en Italie ou en Allemagne indiquent par exemple la présence d’eaux curatives. Il en va naturellement de même avec des villes françaises comme Enghien-les-bains, Thonon-les Bains ou encore Bagnoles-de-l’Orne. Si son nom est moins révélateur, Vichy reste sûrement la ville la plus célèbre pour la balnéothérapie depuis le XIXème siècle. Dans sa version marine, la balnéothérapie devient thalassothérapie (de thalassa, la mer en grec). Des villes comme Deauville, Saint-Malo ou encore Bandol sont réputées pour les soins à l’eau de mer qui y sont pratiqués.

Aux premières heures de la balnéothérapie

1 700 ans avant notre ère, nos ancêtres grecs prenaient des bains prolongés. Plus récemment, au Vème siècle avant Jésus Christ, le célèbre médecin Hippocrate vantait les pouvoirs de guérison de l’eau et il préconisait à ses patients de prendre régulièrement des bains de mer pour soulager leurs douleurs musculaires ou les symptômes de l’arthrite. Chez les romains, l’eau avait un rôle central dans la vie de la cité. Les thermes de Caracalla en sont le meilleur témoignage : ils s’étendaient sur 27 hectares et 1 600 personnes pouvaient simultanément profiter des bienfaits de la balnéothérapie antique.

Le renouveau des soins par l’eau

Plutôt crainte pendant le Moyen-âge parce qu’elle était accusée de véhiculer les maladies, l’eau retrouva ses lettres de noblesse à la Renaissance lorsque le premier chirurgien d’Henri III, Amboise Paré, conseilla au Roi de venir se baigner à Dieppe pour se soulager. C’est ensuite au XVIIIème siècle, que la balnéothérapie connu un véritable essor : en Angleterre, la station de Brighton voit le jour à quelques heures de Londres. La monarchie s’en empare et les cures thermales profitent d’un effet de mode dans toute la noblesse européenne. En France, au début du siècle suivant, les bains se développent à l’intérieur de bâtiments somptueux, la bourgeoisie s’y retrouve et les villes d’eaux connaissent une croissance sans précédent. Les salles de théâtre ou l’opéra sont associés aux plaisirs du thermalisme. Toutes les grandes familles se font construire des villas et autres résidences secondaires dans les villes d’eau.

Une nouvelle ère pour la balnéothérapie ?

Les événements du début du XXIème siècle et les progrès de la médecine ont progressivement eu raison de la balnéothérapie. D’une part, de nombreuses villes ont été détruites pendant les deux guerres mondiales, d’autre part, l’eau n’apparaît plus comme la seule solution miracle pour venir à bout de certaines pathologies. Toutefois, ce sont les notions de confort et de bien être qui apparaissent comme le salut des soins thermaux. La société de consommation et l’accélération des modes de vie a fait rentrer le stress, l’angoisse ainsi que toutes les pathologies associées dans le quotidien de nombre de nos concitoyens. La balnéothérapie apparait donc comme une réponse idéale à ses maux du monde moderne. Les soins thermaux ne sont donc plus uniquement orientés vers le traitement de maladies mais s’affirment comme des solutions de détente et de bien-être. Par ailleurs, les soins et les services proposés se sont largement diversifiés : hammam, sauna, massages, spas… Précisons également que la science s’est penchée sur la question : les eaux sont analysées, surveillées, traitées pour que leur vertus réparatrices soient assurées et qu’elles respectent des conditions bactériologiques, chimiques et salines très encadrées.